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Brèves du comptoir de l’ASSEDIC :

Y compris sonores (8”) :    

Vous êtes sur la rubrique la plus lue de tout le site

alors que c’est celle qui présente le moins d’intérêt.

Pas étonnant que les Révolutions se fassent attendre.

 

C’était la première brève )  

Les nouveautés, s'il y en a, sont en violet

On accepte aussi vos perles

« Eh ! “PRIME DE NOËL”, les gars !…

Merde, y’a écrit en tout petit, derrière :

à tout chômeur qui en étrangle un autre !” »

 

J'aime bien, quand ma nana me reproche d'être de longue durée...

 

Un chômeur : — Ben ! Pourquoi tu dis que t'as le sida, maintenant ?!

L'autre : — Parce que pour ça, au moins, les gens pensent qu'il y aura bientôt un vaccin.

 

Monsieur et Madame Dick, cadres à l’ANPE, ont un chien qui aboie de temps en temps. Comment l’ont-ils prénommé ?… (réponse : “Assez !”)

 

« Avant, on passait quinze jours à chercher un boulot pour la vie ; aujourd’hui, on passe sa vie à chercher des boulots de quinze jours. Tu remplaces “boulot” par “conjoint” et t’as tout compris de la vie moderne. »

 

— Moi je dis : ce ne sont pas les chômeurs qui sont des fainéants, ce sont les fainéants qui sont chômeurs !

— Farpaitement ! Hic! Pareil pour les femmes qui sont pas des salopes, les flics qui sont pas des vendus, et les politicards qui sont pas des escrocs !

 

C'est drôle, ceux qui réclament le pouvoir finissent toujours par le prendre, alors que ceux qui réclament le travail finissent toujours par se faire prendre pour des cons.

 

— Quelle impression peut bien ressentir un employé de l’ANPE en arrivant au boulot, le matin ?

— Ben… À peu près la même chose que le chômeur qu’il a convoqué ou qui vient l’interpeller : l’impression de faire utile tout en sachant qu’on ne fait rien.

 

— Quoi ! C' est toujours le même qui est président ?

— Ben oui, puisque tu es toujours chômeur.

 

« Au fait, chéri, tu es au courant que les chômeuses n’ont pas le droit de faire du bénévolat ?… »

 

— A ceux qui nous gonflent avec « Le travail ne se réclame pas, il se mérite », on devrait répondre par « Le pouvoir ne se réclame pas, il se mérite ».

— Ouaih... Mais il paraît qu'en remplaçant “pouvoir” par “gonzesses”, ça marche pas non plus...

   

— Je me demande pourquoi les gens qui ont du boulot ne partagent pas spontanément un peu de leur travail avec ceux qui n'en ont pas...

— T'as déjà vu un flic ou un juge descendre de sa voiture pour s'auto-verbaliser, lorsqu'il commet son inévitable petite infraction quotidienne ?

   

T'as été chômeur une fois dans ta vie ? T'as donc eu quelques rares occasions de travailler au noir pour la famille et les voisins ?

Sois tranquille, ton avenir est assuré. Le jour où tu seras élu Président de la République, il y aura toujours quelqu'un dans la foule pour te tirer discrètement par la manche et te dire : « Quand t'auras fini ton mandat, tu pourras venir me repeindre la cuisine ? » 

 

— À ton avis, pourquoi la gauche a-t-elle de moins en moins d'audience?

— Parce qu'elle s'adresse à un auditoire de plus en plus restreint : les travailleurs.

— Je vois ! Il  faudrait commencer les discours par "Chômeuses, Chômeurs"...

— Non, ceux-là n'écoutent plus et ne votent pas. Il  faudrait commencer par "Actionnaires,  Fonctionnaires".

 

« Quand un connard d’employeur me demande si j’ai de l’expérience, j’ai l’impression de retomber en adolescence, sauf que là, il peut toujours se brosser pour que je lui explique comment on met la langue. »

 

Le chômage n'est pas une maladie sexuellement transmissible. J'en sais quelque chose, je viens exprès de coucher avec mon ancienne patronne et elle l'a même pas eu.

 

La culture aujourd'hui, c'est un peu comme le culturisme dans les années 60/70 : c'est une insulte. Ça va pas tarder à être pareil pour le travail qui est aujourd'hui l'équivalent de ce qu'était le chômage dans les années 60/70.

 

— Alors, fumiste, toujours au chômage ? 

— Oui, mais j’ai arrêté de fumer.

— Vois pas l’rapport...

— Ben, tous les chômistes sont pas des fumeurs. (Euh... non, c’est à l'envers... je crois.)

   

Être victime du chômage, c’est comme être victime d’une erreur judiciaire : tu ne seras jamais réhabilité par un système qui n’admettra jamais s’être trompé et tu ne seras indemnisé que pour ce que tu vaux : peu ou rien.

 

L’Amour, on y croit avant dix-sept ans. Après, ce sont les amours et passé la trentaine, on s’éclate. Pile comme avec le boulot, quoi !

 

Lui : Quand les femmes ne travaillaient pas, le chômage n'existait pas !

Elle : Ben justement, les hommes l'ont inventé juste au moment où les femmes ont commencé à travailler pour essayer de les y mettre, mais ça n'a pas marché comme prévu.

 

« Ce qui est bien, quand t’es chômeur, c’est que t’as tout le temps de draguer les nanas. Ce qui est moins bien, c’est qu’elles commencent toujours par te demander ce que tu fais dans la vie… »

 

Elle : « Ce qui est désespérant, avec tous ces chômeurs, c'est qu'ils viennent en boîte pour se donner l'impression d'y être. Pas étonnant qu'ils ne nous abordent jamais : ils croient qu'on va les accuser de harcèlement sexuel dans l'entreprise. »

 

« À l’époque, Pagnol faisait dire à Raimu dans Topaze : “Tu as vu des femmes qui aiment les pauvres ?” Aujourd’hui, ce serait plutôt : “Tu as vu des femmes qui aiment les chômeurs ?” »

 

« Au bout d’un certain temps, les mecs mariés, quand ils sont au chômage, finissent par avoir beaucoup de sympathie pour les revendications d’égalité salariale dans l’entreprise à propos de leur femme qui bosse ainsi que pour le salaire du parent au foyer. »

 

Les pauvres adorent les riches parce qu'ils rêvent de leur ressembler.

Les riches adorent les pauvres parce qu'ils savent qu'ils ne leur ressembleront jamais. L'amour est injuste.

   

C'est normal, que la génération enfants de chômeursn'ait plus envie d'apprendre à lire ni à compter. Leur seule perspective littéraire, ce sont les SarkoPV et les fiches de pointage de l'ANPE, et pour ce qui est des chiffres, ça s'arrête au seuil de pauvreté.

 

Demander aujourd'hui à un chômeur s'il a un CV, c'est comme si on avait demandé hier à Adam s'il avait un nombril.

 

— Tout ce qui intéresse ton futur employeur, c’est ta photo, où t’habites, et combien tu veux.

— Pourquoi, c’est pas l’employé qui se fait enculer, d’habitude ? »

 

( pour ceux qui n’ont pas compris, c’est surtout à cause de “ta photo, où t’habites” )

   

Je suis allé faire une déclaration de perte d'emploi à la gendarmerie.

Ils m'ont demandé où je travaillais.

   

« Quand l’A.N.P.E., ou l’un de tes proches les plus attentifs, arrive la bouche en cœur pour te postillonner la mirifique allégorie poétique “Je t’ai trouvé un boulot !”, c’est un peu comme quand une femme, que tu viens de coincer le soir dans l’obscure encoignure d’une porte cochère par temps de brume, commence en un souffle hollywoodien à t’effleurer l’oreille d’un “Je t’aime…” langoureux : ça sent le coup fourré. »

 

Dans Chômeur, il y a chaud et il y a meurt. C'est con, on est six millions de chauds mais y'en a aucun qui meurt.

 

« Paraît que les employés de l’ASSEDIC sont les seuls à être assez d’ac. »

 

« Docteur, depuis que je bosse à l’Assedic, j’ai des angoisses. Tous les dix clients, j’ai c’te phrase qui me trotte dans la tête : “Ah, c’est dit, qu’à ces dix cas c’est dix cassés !”

— Syndrome bénin du dilemme professionnel ?! Répétez :“Ah, Haine, Paix… euh… Ah, Haine, Paix… euh…” »

 

« Quand une femme mariée perd son emploi, elle devient naturellement femme au foyer… Cependant, c’est drôle, quand un homme marié perd son emploi, il devient très vite SDF. »

 

  À voir le nombre de filles qui rêvent de faire un enfant sans le père, on imagine le nombre de femmes qui rêvent de voir crever leur mari. Surtout quand le père ou le mari est au chômage.

 

Les cartons pleins, c’est pour les gagnants ; les cartons vides, c’est pour les clodos. Surtout quand ils sont pleins (les clodos).

 

— Il faut positiver, Dugenoux ! Il faut positiver !

— Justement, vous-même, je vous trouve un peu triste : mettez-vous donc en congé sans solde pendant 2 ans avec un budget de 400 euros par mois pour venir positiver à ma place. Moi je vais prendre la vôtre, en attendant, pour vous remonter le moral.

 

Ça y est, le petit va pouvoir chercher du boulot, il vient d'avoir son permis de conduire.

— J'espère que tu lui as payé de bons pare-chocs vu le nombre de projets qui, dans la vie, finissent droit dans le mur.

 

— À quelle heure tu chômes, demain ?

— Bof… à 10h, ça ira. Comme ça je termine à 18h. On pourra aller draguer en soirée.

 

Y'a un truc assez énervant, quand t'es au chômage. C'est que tu vois débouler sur ton épaule tous les dépressifs de ton entourage qui viennent te confesser leurs problèmes d'argent et de cul sous prétexte que « toi, au moins, t'es le plus heureux... »

 

 

 

 

 

 

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