Le Défouloir des Précaires - Le Parti des Précaires en Révolte

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Le Parti des Précaires en Révolte :

 

 

Les écolos et les chasseurs ont le leur, ce qui est proprement absurde ! (1)

 

Alors que font les chômeurs qui, eux, en ont franchement besoin

et sont tellement plus nombreux ?!

Comme si la politique, censée gérer l’équilibre de la nation et la justice sociale,

ne devait être réservée qu’aux capricieux, aux nombrilistes, aux arrivistes et aux escrocs !

 

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Prenant en compte le principe évident qu’il n’y a que les Putes et les Salauds qui réussissent leur vie, et encore, pas tous… on peut considérer que la proportion de gens sains au chômage est nettement plus élevée que chez les “actifs”. (Ben quoi ! on ne réussit pas sa vie au chômage, non ?!)

Voilà pourquoi les chômeurs sont absents de la politique : un chômeur, autant dire un raté du système, est forcément moins malsain ou plus naïf qu’un “réussi” qui, lui, vote ou milite.

 

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Du syllogisme et de l’injustice ci-dessus, découle l’urgence de mettre en pratique le principe platonicien proposant de ne donner le pouvoir qu’à ceux qui le méritent et non à ceux qui le réclament.

Les chômeurs, jusqu’à présent, n’ont rien réclamé et, pour avoir éprouvé l’exclusion, comble de l’injustice sociale, méritent particulièrement de prendre leur revanche.

Pardon pour l’interprétation simpliste mais exclure et reléguer sans état d’âme une part croissante de la population n’est pas une vue moins réductrice de la logique socia(b)le, surtout lorsque cette exclusion ne profite qu’à un cercle vicieux fondé sur l’hystérie du gain à sens unique.

 

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Il n’y a pas moins de diplômés, de gens d’écoute, de gens cultivés et compétents au chômage qu’en politique. Par contre, et contrairement à une idée faussée, il semblerait qu’il y ait au chômage une proportion bien moindre de repris de justice.

 

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Rien d’étonnant à ce qu’aucun politicien n’engage quelque action concrète que ce soit en faveur des précaires : un politique n’agit jamais, il se situe, et surtout pas du côté de la précarité puisque la politique, élu ou battu, mis en examen, incarcéré, inéligible ou libre, demeure une carrière à vie.

 

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Dans un système désormais fondé sur l’égoïsme forcené (culte des rois du monde, du gagnant du loto, du “tout pour ma gueule et que les autres crèvent”), seuls ceux qui font les frais de l’exclusion finissent tôt ou tard par comprendre un peu, quelque part, ce que devraient être les notions de société, de justice, d’équité, de solidarité, de tolérance (et certainement pas zéro : au chômage, les vertus du zéro, on ne les connaît que trop), etc.

Seuls ceux-là sont à même de cerner les fondements de ce que doit être une organisation sociale, c’est-à-dire tout sauf un culte du mépris institutionnel. C’est donc à ceux-là d’imposer un « changement de société ». (Ça y est, l’horrible idée taboue est lâchée. Aïe…)

 

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La politique a toujours été une protection contre le naufrage puisqu’elle entretient le naufrage des autres.

Nos “galériens” du pouvoir, qui ne se laissent porter que par les vents favorables, se foutront toujours royalement de heurter un iceberg : dans le Titanic de la politique, il y aura toujours suffisamment de canots de sauvetages pour les Premières Classes. En outre, c’est bien connu, on ne s’embarque pas dans la galère politique pour participer à la corvée de colmatage des voies d’eau mais pour s’accaparer le trésor des flibustiers.

 

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Pour des raisons d’esthétique sociale, les syndicats ne s’intéressent à la seule notion du chômage qu’au moment où des salariés sont menacés de licenciements et jamais après qu’ils ont été licenciés puisqu’ils n’ont alors pas plus d’argent pour cotiser que de conviction pour militer.

Dans le même esprit, le chômeur intéresse d’autant moins les politiciens qu’il fait partie du plus gros pourcentage des abstentionnistes.

Or ce sont bien les vilains abstentionnistes, fauchés et non-militants, qui ont gagné toutes les dernières élections, non ?! Alors pourquoi ce sont toujours les autres qui ont les caméras braquées sur leur poire.

 

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Sur dix candidats aux élections, on est sûr d’avoir au moins un élu et neuf “perdants” dont l’avenir est toutefois assuré : en politique, les perdants sont ceux qui font le plus de bruit et qui accaparent le devant des médias, lorsqu’ils n’accèdent pas à des postes de responsabilité par principe !

Par contre, sur dix chômeurs mis en concurrence le même jour pour un seul poste à pourvoir (c’est la dernière mode d’embauche dans le genre Le Maillon Faible, qui s’en est d’ailleurs complètement inspiré), on a toujours un crétin sûr d’être élu pour pas un rond à condition qu’il dise “merci” vingt fois par jour, et neuf jetés qui, eux, ne risquent pas d’accéder au moindre média.

   

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Question d’un lecteur de Télérama N° 2745 : « Qu'est qui justifie qu'un ministre embauché en CDD en mai puisse partir dès le 7 août pour 3 semaines de vacances (avec en poche 70% d'augmentation de salaire) alors que moi, qui ai aussi été embauché en CDD, au SMIC, dans un grand magasin parisien en mai, je dois attendre un an avant de bénéficier du moindre jour de congé (sans aucune augmentation) ? »

Réponse : Tout simplement le fait qu’il n’existe aucun parti ni aucune institution pour abattre le culte du mépris et celui du bras d’honneur. Mais on arrive.

   

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La candidature au poste de Secrétaire Général du Parti des Précaires, soit futur Président de la République Française, est ouverte.

Ne sont pas admis les “chômeurs” de quelque ex-majorité que ce soit. Chez les précaires, il y a longtemps qu’on a compris le sens vital du CDD ; une gestion dite démocratique où les candidats font carrière à vie est une monumentale escroquerie.

 

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(1)  Chasse ou Écologie sont des éléments de culture personnelle au même titre que la Pratique du sport ou l’Honnêteté. Ces éléments ne relèvent certainement pas de la Politique dont la vocation est l’organisation sociale, honnête ou pas, sportive ou non. Un “parti” de la Chasse ou de l’Écologie ne devrait avoir d’autre vocation que celle d’une association de défense ou de promotion (inter)nationale comme la FNACA pour le premier, ou Amnesty pour le second.

 

 

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