Table

 

Ligue contre le Racisme et l’Antichômitisme :

 

Le premier qui a le culot de me dire en face de l’écran

qu’il n’existe pas de racisme antichômeur, je le licencie.

 

 

  N’oubliez pas de faire un  Petit tour pour rire dans les droits de l'homme  au bas de la page

  N’oubliez pas de faire un  Petit tour pourri dans le droit pénal  au bas de la page

  N’oubliez pas de faire un  Petit tour pour rien dans le droit du travail  au bas de la page

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« Vive la France qui travaille ! »

C'est le slogan martelé dans le clip de propagande de l'UMP par la voix de Sarkozy, largement soutenu par le PS qui s'est marié avec lui sur Paris-Match, et grandement diffusé par le service public en 2005.

La spécialité perverse et hystérique de notre nabot fou étant de monter tout le monde contre tout le monde pour pouvoir mieux monter sur tout le monde, cela n'a évidemment échappé à personne que "Vive la France qui travaille" sous-tend "A mort la France qui ne travaille pas". Comme un Français sur deux, et peut-être plus, se reconnaît dans l'enthousiasme du nabot fou et donc dans ses slogans raciaux, il vaudrait mieux que tout individu sentant venir son licenciement commence à blinder sa demeure et à creuser ses tranchées : si vous ne travaillez pas, les nouveaux nettoyeurs de la France UMPS pourraient bien arriver avec des haches et des bûchers devant vos portes.

Suite du Rapport d’Enquête ci-dessous (2002) :

« J’ai la chance de ne pas avoir dans ma clientèle de bénéficiaires de la CMU, ce qui m’évite d’avoir à refuser de les soigner. »

Déclaration textuelle et répétée par le locuteur Marc Brouard, Président dhonneur de la Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux, le 24 01 2005, invité au “Face à face” du Journal de 13h sur France2.

Il faut préciser que M. Marc Brouard était invité à la suite de la diffusion d'une consigne interne aux adhérents des syndicats dentaires dans laquelle est stipulé le mot d'ordre de ne pas soigner les bénéficiaires de la CMU, autrement dit de ne pas soigner les pauvres, même avec la garantie d'un remboursement intégral des soins. Rappelons que 4,8 millions de Français “bénéficient” à ce jour de la CMU, c’est-à-dire d’une couverture sociale destinée aux gens qui n'ont rien ou qui travaillent pour rien parce que le système ne fonctionne plus pour tout le monde.

- Évidemment, ni les déclarations en direct de l'individu, ni la diffusion de la consigne écrite ne feront l'objet de poursuites pour discrimination idéologique et appel à la haine. Aucune bribe de début de tollé ne se fera davantage entendre dans les média et encore moins dans la classe politique.

- Évidemment, il ne viendra jamais à l'idée des adhérents des syndicats dentaires de lancer une circulaire demandant de refuser de soigner les délocalisateurs, les fabricants d'exclusion, les mythomanes politiques, enfin les responsables directs de l'existence d'une CMU.

- Évidemment, les dentistes et autres martyrs des professions libérales ou de la fonction publique ne manifesteront jamais ni ne feront une grève symbolique pour dire aux dirigeants : « Nous ne voulons plus avoir affaire à des exclus, donc arrêtez d'engendrer l'exclusion ! »

Conclusion : – Chers pauvres (cons), vous qui pensiez encore pouvoir éviter de dire à votre toubib que vous êtes sous CMU alors que, désormais, vous ne pouvez même plus cacher votre étoile jaune à cause de la carte Vital, faites comme le Procureur de Bayonne : piquez la carte Vital d'un nanti pour aller aux putes (putes étant ici synonyme d'un dentiste sur deux – et de combien de toubibs ? –).

« Rapport d’Enquête :

Constat : les difficultés de l’accès aux soins dentaires pour les bénéficiaires des CMU [complémentaire des minima sociaux] et AME [soins d’urgence aux étrangers] dans 11 villes de France. Enquête effectuée dans le cadre d’un stage au sein de la Coordination Mission France de Médecins du Monde (2002)

"Sur 230 dentistes contactés, 101 ont refusé de soigner les bénéficiaires de la CMU et de l’AME" »

L’émission Complément d’Enquête (diffusée le 02 février 2004 sur Fr2) renouvelle l’expérience à Paris en janvier 2004 et se heurte à 6 refus de soins sur 10 dentistes contactés, le motif invoqué étant un désaccord politique avec le principe d’une couverture pour tous.

Sachant que, grâce à la CMU, le médecin a la garantie de ne pas perdre un centime sur les soins dispensés et d’être payé dans les délais habituels de la Sécurité Sociale, cette ségrégation n’est motivée que par pure idéologie. Autant la dénonciation des refus de pratique de l’avortement, dont on peut comprendre la gêne morale, a toujours fait l’objet d’un battage médiatique conséquent, autant ce phénomène de refus de soins aux exclus a toujours été passé sous silence, d’autant qu’il ne fait l’objet d’aucune plainte, sans doute irrecevables pour les mêmes raisons idéologiques. De « je te soigne si tu es de ma caste » à « je te soigne si tu es de ma race », on est à la fois aux antipodes du serment d’Hippocrate et de l’application des lois sur la discrimination, autant qu'au seuil de l'eugénisme. Appelons les choses par leur nom : le racisme anti-pauvre, en France, en est aujourd’hui au stade de l’apartheid.

Conclusion : – Chers pauvres (cons), lorsque vous vous arrêterez sur la route pour porter secours à un individu qui vient d'avoir un accident, n'oubliez pas de lui demander d'abord quelle est sa profession... S'il est dentiste ou docteur, vous avez droit à 6 refus d'assistance sur 10.

« Il ne faut pas croire que le syndrome du bébé secoué [ par des parents en crise de nerf ] touche seulement les basses couches de la société : chômeurs, cas sociaux, alcooliques, personnes ayant des antécédents psychiatriques… »

Ce sont à peu près les propos tenus par un éminent médecin, responsable d’un service de pédiatrie, interrogé pour la TV (oct. 2002).

Si ce type avait dit immigré, Juif ou enseignant à la place de chômeur, la Terre entière aurait été passible de la Cour Pénale Internationale ! Il a juste eu droit au Zapping. Et encore, on n’est pas certain que ce soit pour l’amalgame chômeur/taré : ça pourrait n’être que pour avoir impliqué la bonne société dans les atteintes aux enfants.

A propos de l'accès aux postes de vacataires ( qui sont au Travail ce que les CES sont au CV )

Il est un fait qu’aucune administration n’accepte de prendre un chômeur comme vacataire ou prestataire divers, y compris l’A.N.P.E. et la D.D.T.E.F.P. (Inspection du Travail), ceci officieusement pour ne pas avoir, en fin de contrat, à payer l’I.P.E. à l’intéressé (Indemnité de Perte d’Emploi), lequel, soit dit en passant, n’a rien demandé.

Autrement dit, pour l’administration française, tout chômeur est indésirable sur le marché des CDD, c’est-à-dire sur le marché tout court ! Seuls sont tolérés les contrats n’impliquant aucun frais (C.E.S, stagiaire, etc.). À quand l’interdiction officieuse, pour toute personne ayant perdu son job, d’en retrouver un autre ?

« Un monde plus juste serait un monde plus laid. »

Ça, c’est la réflexion hautement intellectuelle d’un fêtard de la jet-set interviewé à jeun, et à qui on demandait s’il lui arrivait de penser à ceux qui ne peuvent pas se payer Ibiza (Zapping 2000).

Alors d’après toi, Connard, l’injustice est belle ! Et si je te foutais mon poing sur la gueule, tu trouverais ça juste ou injuste ? Injuste, n’est-ce pas ? Serre les dents, je vais commettre une œuvre d’art.

« Depuis 1995, les experts et les responsables affirment que la sauvegarde des retraites passe par le prolongement de la durée du travail. Or, les entreprises françaises, plus encore que celles des autres pays européens, se séparent de leurs travailleurs âgés : alors qu’en 1970 un homme avait en moyenne devant lui quarante-six années d’activité, il n’en avait plus que trente-six en 1996. »

Hebdo MARIANNE, rubrique “Tu l’as dit, bouffi !”, n° 285, semaine du 07 au 13 octobre 2002.

Les bouffis l’avaient bien remarqué : aucun plan de retraite, qui suppose de plus en plus d’années de travail alors qu’il y en a de moins en moins (du travail), ne veut tenir compte de la situation non choisie des anti-fonctionnaires. La question ne se pose même pas : le chômage n’existe pas dans l’idée des calculateurs de retraite.

C’est-y pas logique, ça ? puisque les chômeurs sont déjà à la retraite.

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Petit tour pourri dans le droit pénal :

 

Rappel historique :

« La Justice a cognoissance et animadversion [sévérité dans la punition. Aujourd'hui: antipathie déclarée] aussi sur ceux qui chaument »   Montaigne (1533-1592), Essais.

Comme quoi, la situation n'est pas nouvelle, et ce qui suit n'a rien d'innovant :

  Dans labominable affaire du double meurtre de Pau, une information judiciaire pour “meurtres avec circonstances aggravantes” a été ouverte. Les circonstances aggravantes mentionnées dans le libellé de l’information judiciaire sont liées au fait que le double homicide visait “des professionnelles de santé pendant l’exercice de leur métier”, a précisé le procureur.

Extraordinaire, ça !! Faut-il en conclure qu'au regard de la justice, assassiner quelqu'un qui n'exerce pas son (ou un) métier est une circonstance atténuante ?! Imaginez les féministes à la lecture d'un communiqué équivalent où la circonstance aggravante serait le fait d'avoir tué un travailleur de sexe masculin... ou encore SOS-racisme, si la circonstance aggravante était d'avoir tué un Français.

  Tout condamné à moins d'un an d'emprisonnement, s'il justifie d'un emploi, peut bénéficier d'un aménagement de peine prévu par l'article D 136 du Code de Procédure Pénale qui permet de "travailler à l'extérieur [...] sans être soumis à la surveillance continue du personnel pénitentiaire".

Autrement dit, si tu n'arrives pas à trouver un emploi, tu vas en taule. Sinon, tu peux commettre des actes de délinquance : on tolère ça, de la part des travailleurs...

Fait gaffe quand même, parce que moins d'un an de prison, en général, ce n'est pas pour braquage ni prise d'otages. D'ailleurs en ce moment (les années Chirac), ça peut être pour n'importe quoi !

  Tout présumé coupable peut demander à bénéficier d'une mise en liberté provisoire en attendant son procès... s'il justifie d'un emploi.

Il est donc clair, sur les textes législatifs, que ceux qui ne travaillent pas sont forcément un peu plus coupables que les autres. Et ça ne choque évidemment personne.

Dans la même essence, un Bernard Tapie qui partait en avion tous les jours pour exercer un "emploi" et ne revenait en taule que pour y dormir, ça n'a choqué personne.

  Toute victime d’une erreur judiciaire peut demander à bénéficier d’une indemnisation pour le préjudice subi, le montant des dommages étant proportionnel à la valeur de la personne au moment de son arrestation.

Inutile d’expliquer pourquoi les chômeurs ont, eux aussi, intérêt à éviter de chômer autour des commissariats, n’est-ce pas ?…

  Lorsqu’un individu sans emploi passe devant un Tribunal de Police pour une infraction de type “excès de vitesse” ou “passage à l’orange”, le raisonnement de bon sens du juge est de ne pas pénaliser financièrement ce pauvre, mais en compensation, de lui retirer son permis plus longuement qu’à un travailleur (qui, lui, bénéficiait encore, il y a peu de temps, d’un aménagement du retrait pour se rendre à son boulot.)

Autrement dit, un chômeur n’a pas à encombrer les routes de ses infractions et peut rester chez lui.

Chacun sait que le retrait infligé à quelqu’un qui bosse n’est que dérangeant quand il n'est pas symbolique alors que le chômeur, la plupart du temps vivant seul et ne pouvant compter sur personne, se trouve ainsi victime d’une véritable assignation à résidence.

Comme si un chômeur ne passait pas son temps à circuler localement par nécessité, à courir constamment après la débrouille pour remédier à tout ce qu’il ne peut s’acheter. Bref, existe-t-il un seul individu en France qui accepterait d’échanger une peine financière proportionnelle à ses revenus contre un retrait de permis (à part un branleur de chômeur) ?  

Autant le savoir, il y a des citoyens qui n'acceptent pas l'abus de pouvoir :

  http://www.sos-justice.com

   

   

« Hors de la société, l’homme isolé, ne devant rien à personne, a droit de vivre comme il lui plaît ; mais dans la société, où il vit nécessairement aux dépens des autres, il leur doit en travail le prix de son entretien ; cela est sans exception. Travailler est donc un devoir indispensable à l’homme social. Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon. »

Rousseau, L'Émile, III, 1758-1760.

Précision : Rousseau, qui n'a pas connu la version hautement démocratique du chômage, dénonce ici le parasitisme du capital et des privilèges, qu'il associe (déjà) au brigandage. L'oisif, à son époque, c'est le riche.

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Petit tour pour rien dans le droit du travail :

Procédure de nomination des vacataires dans l’enseignement supérieur

Le décret n° 87-889 du 29 oct. 1987 modifié distingue deux catégories d’intervenants temporaires dans l’enseignement supérieur :

- Les chargés d’enseignement vacataires

- Les agents temporaires vacataires

Les conditions à remplir pour accéder à ces postes provisoires sont les suivantes :

Chargés d’enseignement vacataires :

Article 2

Exercer une activité professionnelle principale consistant :

- soit en la direction d'une entreprise ;

- soit en une activité salariée d'au moins mille heures de travail par an ;

- soit en une activité non salariée à condition d'être assujetti à la taxe professionnelle ou de justifier avoir retiré de l'exercice d'une profession des moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans.

Agents temporaires vacataires :

Article 3

Être âgé de moins de 28 ans au 1er octobre de l'année universitaire considérée et être inscrit en vue de la préparation d'un diplôme du troisième cycle de l'enseignement supérieur. (statut étudiant)

Arrêté du 27 juillet 1992

Être retraité ou préretraité, âgés de moins de 65 ans au 1er septembre de l’année universitaire considérée à la condition d’avoir exercé au moment de la cessation de sa fonction une activité professionnelle principale extérieure à l’établissement.

EN CLAIR :

Les postes temporaires dans l'enseignement supérieur en France sont interdits aux chômeurs par décret !

Il y a actuellement en France plusieurs milliers de diplômés de 3ème cycle au chômage (ingénieurs, doctorants, docteurs universitaires), et donc interdits à des postes, même provisoires, qui pourtant les concernent. 

Par ailleurs, et c'est sympa pour eux, rien ne stipule que ces postes sont interdits aux chiens, s'ils travaillent...

 

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Petit tour pour rire dans les droits de l'homme :

 

Rappel historique :

 

Extraits de quelques principes fondamentaux de la Déclaration Universelle des Droits le l'Homme adoptée par l'Assemblée Générale de l'O.N.U. dans sa résolution 217 A (III) le 10 décembre 1948. Libre au lecteur d'estimer si ces principes ont été sérieusement mis en application, notamment en matière de droit à l'existence sociale, de droit au choix du travail et de droit à une rémunération "satisfaisante" selon le travail :

Article 22

- Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale.

Article 23

- 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

- 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

Article 25

- 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

Article 27

- 1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

Article 29

- 1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

 

 

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(en attendant le déluge après Macron...)