Le Défouloir des Précaires - Citations et exergues éditoriaux

 

 

Table

Nos citations d'accueil

 

Nos exergues de bienvenue

 

 

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Nos exergues de bienvenue :

 

08 mai 2007 :

Avènement et Révélation du 08 mai 2007

Malgré vos nombreux courriers, Le Défouloir des Précaires assumera l'entière responsabilité de la catastrophe qui vient de se produire (aux Présidentielles...) : c'est pourquoi nous avons décidé d'arrêter définitivement notre carrière contestataire (salut, Lionel ! Toujours militant de base ?).

 Allons, ne criez pas ! On continuera à lire vos confessions, et peut-être à les publier de temps en temps, si la pression des R.G. et le stress de notre nouvelle vie de bosseurs acharnés, persuadés de travailler PLUS pour gagner PLUS, nous en laissent quelque loisir.

 

 

 

02 mars 2007 :

La tournée des enfoirés !

Ben, quoi ! Ils ont su se réunir pour venir conclure le pacte écolo de Nicolas Hulot. Puisqu'ils sont aussi tous contre la misère du peuple, ils pourraient nous la refaire avec la caravane des enfoirés-bis, ça leur irait tellement mieux...

Même qu'avec le retour de Polnareff, précurseur des exils fiscaux repenti, on les verrait bien chacun(e) avec une perruque à bouclette et des lunettes blanches, sur la carriole du grand cirque d'avril-mai.

 

12 février 2007 :

Cheville au corps...

... ou quand le ridicule nous a tuer. 

L'acharnement du profit à sens unique (mondialisation), flanqué du culte du mépris (ENA), n'avait pas besoin, en prime, de la déification du ridicule (campagne électorale) pour nous achever. 

Bis repetita : avec la clique de bouffons qui nous sature pour le grand cirque d'avril/mai, l'année 2007 sera déprimante ou ne sera pas. Et c'est un chômeur, qui vous le dit !

 

14 janvier 2007 :

Vogue la galère...

Non, on ne vous a pas souhaité la bonne année sur ce site, cette fois encore. D'ailleurs, l'ANPE non plus n'a jamais souhaité la bonne année à personne, non ?...

Il faut dire qu'avec la clique de bouffons qui nous attend pour le grand cirque d'avril/mai, l'année ne peut pas être bonne, quelles que soient les cuites mémorables que vous avez tenté de vous infliger pour oublier.

Mais on est toujours là pour vous soulager. N'oubliez pas que d'ici, vous pouvez tout dire. Ça porte moins qu'un  hochement de Sarko ou une dictée de Ségo, mais ça fait beaucoup moins de dupes et c'est toujours ça.

 

03 novembre 2006 :

Vogue la galère...

Comme vous l'aviez remarqué, nos mises à jour s'espacent...

C'est peut-être que le Défouloir des Précaires commence à se lasser de vouloir en rire, et de dénoncer ce que tout le monde sait mais ne veut toujours pas voir. Parce que tout le monde le sait, n'est-ce pas, que le chômage et la précarisation empirent ? Non?! Aaah, vous me décevez, là.

C'est le syndrome des Guignols, quoi : plus on met le sordide en évidence, plus le sordide devient naturellement attachant.

Tenez, cliquez ICI, et ICI, et ICI encore, et ICI aussi... Vous voyez, ça dénonce de partout. Mais y'a toujours personne qui descend aux Champs-Elysées. Nos coups de boule ne valent rien. Et puis pour les remuer, les François, c'est pas comme chez les Hongrois ou au Kirghizstan. Là-bas, t'as volé le pouvoir et tu mens une fois, tu meurs.

 

08 août 2006 :

Il baisse, il baisse, le chômage...

Et que les rabat-joie ne viennent pas nous dire que c'est parce que les élections approchent !

D'ailleurs il baisse tellement, et tellement vite, que Le Défouloir des Précaires suggère au prochain Ministre de la Culture de créer dare dare un nouveau jour de fête nationale : la Fête de la Baise du Chômage, dont le slogan serait  “ils baisent, ils baisent, les chômeurs”... Quoi, pendant cette fête, les chômeurs, qui se font dangereusement rares (ce qui pourrait aboutir aux licenciements de nombreux employés de l'ANPE et des Assedics), se fondraient dans une orgie salvatrice qui assurerait au moins leur reproduction sans honte ! C'est toujours triste, de voir disparaître une espèce. Non ?

 

10  juillet 2006 :

Le footage de gueule étant terminé,

on va pouvoir redescendre vers les choses sérieuses.

Tenez, au hasard, prenez le chômage, par exemple. Vous croyez qu'on va le gagner, cette année, le Mundial du chômage ? Le gagnant étant celui qui triche le mieux pour faire baisser les chiffres, un peu comme au foot sauf que là c'est pour faire monter le score, il semblerait que la France soit encore bien partie dans les éliminatoires pour se retrouver en finale. Vous prenez les paris, que les chiffres vont encore baisser à la rentrée ?...

 

06 juillet 2006 :

Zizou, il a marqué ! Zizou Président !

Lorsque tout un peuple arrête le travail et descend spontanément dans la rue... pour fêter un but par pénalti dans un sport où onze milliardaires sont à deux doigts de la sodomie en direct pour avoir bien bluffé l'ennemi, il ne faut pas s'étonner qu'aucune réaction sensée ou décente ne se produise à la suite de la dernière tricherie sur les chiffres politiques qui font la part si belle à quelques autres milliardaires.

02 juin 2006 :

Le chômage baisse, baisse, baise...

...comme dirait NTM (Nique Tes Minima).

Ah! les menteurs ont encore de beaux  jours. Le drame est que chacun a besoin de s'y raccrocher, à ces mensonges, tant la vérité paraît boueuse et sans espoir. Et la campagne présidentielle d'il y a cinq ans recommence où elle en était restée... sur l'insécurité, mais surtout pas celle du travail. 

Qu'on se le dise, le Défouloir des Précaires, lui aussi, poursuivra de plus belle dans le défaitisme, la mauvaise foi, la persécution, la flemme entretenue et le cynisme le plus diffamant ! Et bonnes vacances à tous les licenciés des Assedics.

22 avril 2006 :

CPE, CNE, CES et les autres...

Ça y est. Tout est rentré dans l'ordre. Le CPE va changer de nom et un peu de forme, mais pas de fond ; la jeunesse s'est défoulée pour au moins quatre ans et les élèves sont retournés à l'école pour ne pas rater leurs examens ; les prétendants aux prochaines élections sans programme se frottent toujours les mains ; les chômeurs et les travailleurs pauvres attendent encore leur bout du tunnel.

09 mars 2006 :

CPE, CNE, CQFD...

Si l'on considère que la lettre C est définitivement dévolue au mot Contrat, à raison de 26 lettres dans l'alphabet, cela fait 26² possibilités de nouveaux sigles et acronymes en trois lettres pour remplacer les CPE et CNE contestés, si tant est qu'ils vont être remplacés. Alors, pour peu qu'ils décident d'en faire une série en quatre lettres...

 En attendant, l'ANPE continue à vider en masse les affreux coupables du chômage, sans aucune réaction populaire.

Tout est en ordre.

11 février 2006 :

Le Contrat Nouvelle Escroquerie est passé !

... comme une lettre à la poste, ou bien comme un énarque aux présidentielles.

 L'ANPE continue aussi à vider les chiffres en masse, comme la milice en 40, ou bien comme un énarque élu qui s'occupe de redresser vos économies.

Tout est en ordre.

Le Défouloir conserve au chaud la version sur papier de votre site préféré ! Attention, le tirage est limité mais pas la portée. Vous trouverez ce pamphlet dans les FNAC et chez quelques autres grands distributeurs. Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire ou chez l'éditeur, à l'adresse ci-dessous (cliquer sur l'image). On ne l'a pas bien vu, dans vos dernières manifs ; brandissez-le plus haut.

 

18 janvier 2006 :

CNE et CPE !

A quand le Contrat Dernier Espoir ?

 Finalement, exercer le pouvoir consiste surtout à trouver de nouveaux acronymes à l'Arnaque. Autant envoyer tout de suite le CNA, ça rimera mieux avec ENA.

 

01 janvier 2006 :

Bonne année ? C'est comme ça, qu'on dit ? Tu parles...

 Surtout que cette année, après celles de l'insécurité et de l'emploi, devrait être celle de l'action ! Morbleu : qu'est-ce qui nous attend, encore ?!...

 Peut-être que les employés de la Stasi vont enfin recevoir leurs uniformes noirs, comme l'année qui nous guette.

 

26 décembre 2005 :

Joyeuses fêtes et bon coup de pied au cul !

L'ANPE s'est enfin révélée : un ramassis de chienchiens baveux au service de la racaille gouvernementale.

Vous avez raison, on n'est pas habitué à ce ton en édito du Défouloir, mais au train où évolue le racisme sans nom des hystériques de l'exclusion, on va changer de ton. Le vidage et la dégradation des victimes pour mieux héroïser et protéger les ordures, cela a toujours fait jouir les exécutants pisseux des nostalgies totalitaires. L'ANPE est à l'odeur de ce qu'elle sert : elle pue.

En attendant, au Défouloir, on vous a mitonné un cadeau de rentrée prémonitoire : la version sur papier de votre site préféré est disponible ! Attention, le tirage est limité (on a eu peur du scandale mais on a eu tort). Vous trouverez le pamphlet dans les FNAC et chez quelques autres grands distributeurs. Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire ou chez l'éditeur, à l'adresse mentionnée en cliquant sur l'image de la couverture. Brandissez-le dans vos prochaines manifs.

 

03 décembre 2005 :

Baisse massive du chômage !!

Et y'en a pas un de radié, hein ! Tous ceux qui ont quitté le chômage, ces derniers mois, ont trouvé un boulot d'enfer super payé, par l'intermédiaire de l'ANPE, au pas de leur porte, dis donc ! Jamais il n'y avait eu autant d'embauches sans arnaques ! Jamais on n'avait si peu triché sur les chiffres ! Vive le triumvirat gouvernemental actuel et à venir !

10 novembre 2005 :

Ça va toujours, les chéris ?!

Vous n'en avez pas profité pour lancer des cocktails sur votre ANPE, au moins ?! Dites, si vous mettez au chômage tous les employés de la seule agence qui nous adore, ça va faire beaucoup trop de monde à consoler d'un coup, là. On a beau faire des efforts pour les glorifier à chaque fois qu'ils nous invitent, c'est que... même en se relayant, on n'arrivera pas à rattraper leur déprime comme ça. Les pauvres... ils sont tellement habitués à résoudre les problèmes d'autrui.

En attendant, au Défouloir, on vous mitonne un cadeau d'enfer pour Noël : la version sur papier de votre site préféré va paraître en novembre ! Attention, le tirage est limité (on a un peu peur du scandale). Vous trouverez le pamphlet dans les FNAC et chez quelques autres grands distributeurs. Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire ou chez l'éditeur, à l'adresse mentionnée en cliquant sur l'image de la couverture.

01 novembre 2005 :

Ça va, les chéris ?!

L'ANPE ne vous a pas encore trop fait de misères ?

Toujours rien de génial en vue, n'est-ce pas, et toujours les mêmes mensonges médiatiques... Vous avez envie de crier : « Oh, si quelqu'un a du nouveau, à la vigie, là-haut, faites signe ! On commence à fatiguer de voir la mer, sans île à l'horizon. » 

Allez, ne vous laissez pas abattre. On est entre nous, là, on se comprend. En attendant la prime de Noël, on va peaufiner la version librairie du Défouloir, qui devrait voir le jour d'ici les fêtes (Tu parles, d'une idée de cadeau !). Bon novembre, et bonne rigolade quand même.

01 octobre 2005 :

Le chômage baisse !!!

Génial ! On va enfin pouvoir décerner le prix Nobel d'arithmétique à un Français : le Ministre du Travail.

On va pouvoir aussi instaurer un prix Nobel de la prestidigitation, parce que pour faire baisser le chiffre du chômage en même temps que celui des emplois, il y a une de ces illusions d'optique de génie, là-dessous, que même Patrick Sébastien il a rien vu...

Quant à la rentrée chaude que nous promettaient tous les bougons politico-syndicaux pendant l'été, suite à l'opération coup de balai dans les ANPE , Eh !  Elle a disparu aussi dans le chapeau, dis donc !

01 septembre 2005 :

Le compte à rebours a commencé

  Nos grands penseurs viennent encore de réinventer le balai : « Y'a un problème ? On ferme ! »

  Tout les inscrits à la plus belle Agence de France ont reçu leur mise en demeure, n'est-ce pas ? Pour les uns, c'est « Nous avons mis en place de nouvelles mesures pour te dévaloriser, donc si tu ne trouves pas un boulot dare dare, c'est que tu es un con et on t'aura prévenu » ; pour les autres, c'est « Votre Assedic est heureuse de vous faire savoir qu'il ne vous reste que 6 mois à vivre ».

  Enfin... Reconnaissons à nos grands penseurs qu'ils ont quand même ouvert quelques logements sociaux pour nous : des prisons ! Et qu'ils savent veiller sur notre sécurité avec une remarquable bienveillance paternelle lorsqu'il s'agit de guider notre route avec des radars-caisses. C'est que... nous sommes tellement pressés de ne rien faire, qu'il faut bien nous freiner.

01 août 2005 :

Tout n'avait pas été fait pour lutter contre toi !

  Vous ne pensiez tout de même pas que le nouveau héros du Gouvernement élu à 82% allait trouver autre chose pour lutter contre le chômage que de taper sur les chômeurs par ordonnances pendant l’été ?... On vous le donne en mille : pas un syndicat, pas un parti d’opposit... euh... pardon ! pas un parti tout court, puisqu'il n'y a plus d'opposition, ne lèvera le petit doigt pour faire infléchir la culpabilisation du pauvre, de la victime, de l’exclu ! Mais... TOUS vont s’insurger quelques minutes devant les caméras pour dénoncer, avec grosse colère médiatique, les coups-bas répétés des surdoués de la culpabilisation du faible, avant de retourner dans la rue pour défendre les docteurs, les fonctionnaires, les enseignants, et de se faire photographier avec Sarko. 

01 juillet 2005 :

Merde ! Il paraît qu'on travaille pas assez, dis donc....

  Et qu'on vit aussi au-dessus de nos moyens... Même que c'est l'un des gouvernements les plus compétents de la 5ème République qui le dit, puisque la toute première mesure desdits Ministres à peine héroïsés à 82% des voix a été d'augmenter leurs salaires de 70% et de voter le plus gros budget et les plus belles augmentations du siècle pour la police, le tout avant de faciliter comme jamais la fuite des capitaux et la délocalisation massive des usines françaises.

  La vache ! On a été injustes, alors, quand on a poussé à la démission l'avant-dernier Ministre de l'Économie parce qu'il avait un appartement à peine un peu trop grand faute de mieux, quelques résidences secondaires dont plusieurs à l'étranger comme tout le monde, et une flopée de domestiques pour montrer l'exemple de la création d'emplois. 

14 juin 2005 :

Nouvelle politique en faveur du chômage  ¿!(...)

   Jamais, nous n'avons eu droit à tant de débats et de reportages sur le chômage !

   Nos sauveurs nous sont déjà présentés avec l'auréole de la béatification, tant les résultats de leur politique-fiction sont déjà évidents pour la France unanime. Le chômeur est une star ! La télé-réalité va s'empresser d'en modifier ses règles et la Ferme Célébrités ne va pas tarder à poser ses caméras au cœur des ANPE.

   “Chômeurs, Précaires et Travailleurs pauvres”, telle est déjà la devise de l'élu s'adressant à la nation flamboyante. Vive le Nouveau Plan miracle issu de nos brillants dirigeants légitimes. Honnis soient le dénigrement et la mauvaise foi ! Les chiffres de la honte ont déjà baissé dans l'inconscient collectif : nos nouveaux sauveurs sont déjà les demi-dieux d'un succès annoncé tellement puissamment que la victoire s'obtiendra, s'il le faut, par la force de la sanction ultime ! Non mais ! Salauds de chômeurs !

01 juin 2005 :

Ouf ! On respire... Le Gouvernement a enfin changé.

  Ah, mais ça commençait à bien faire, avec les anciens : tous ces extrémistes du centre qui se bousculaient pour nous trouver du boulot, quelle cacophonie ! 

  Maintenant, c'est sûr, ça va aller mieux.

   Personne ne va plus nous culpabiliser, nous infantiliser, nous accuser, nous dénoncer, nous menacer, nous insulter, nous décompter, nous ignorer, nous rabaisser, nous recalculer.

   Une ère nouvelle vient de s'ouvrir sur la France : le Nouvel Élan est en marche. C'est la transhumance des héros du radar-caisse, c'est le renouveau de la France-Police. Après l'odieux Gouvernement des vieux Procureurs (Coupables, les chômeurs !), vive le Gouvernement des jeunes Préfets ! (En taule, les chômeurs !)

01 mai 2005 :

Pas trop serrés, les chôchôs ?

  Non, parce que comme on est de plus en plus nombreux...

  Ici, ça va. On fait aller, quoi. Avec le printemps.

  Va bientôt falloir voter, hein ?!  , hé !

  Faut voter OUI, qu'ils nous ont bien dit... Enfin, ils l'ont dit à ceux qui bossent, parce qu'aux chôchôs, ça fait longtemps qu'on ne leur dit plus rien, sinon que ce sont des fainéants coupables qui sont même pas européens tellement c'est la honte. Et puis si vous votez “non merci” (beurk), ce sera la guerre, ce sera Le Pen, et y'en aura encore davantage des fainéants coupables comme vous et à cause de vous, même qu'il ne décollera plus, l'Airbus, tellement vous serez punis.

  Allez, bronzez bien, va ! On va réfléchir, pour le “OUI” (à 82%)... , hé !  (oui, oui, on sait, ça n'a rien à voir)

09 avril 2005 :

Ça cache quelque chose...

  L'hystérie dévote aux funérailles papales, le martyrologe monégasque, la tragédie des mariages maudits du Prince Charles et les malheurs judiciaires de Johnny... 

   Avec une telle actualité focalisée sur tant d'événements cruciaux pour l'histoire du monde, ça ne m'étonnerait pas que notre gouvernement de fins larrons n'en profite pas pour passer en douce une nouvelle mesure dont on a le précieux secret, à l'encontre des gueux.

01 avril 2005 :

Bonnes nouvelles !

   L'ONU vient de proposer que les investisseurs soient tenus d'uniformiser les conditions salariales et fiscales de toutes les entreprises internationales, où qu'elles se trouvent dans le monde, de même qu' a été établi un plafond mondial des rémunérations des cadres et des actionnaires. En clair, les délocalisations ne servent plus à rien.

   Les entreprises françaises célèbres pour avoir quitté le navire vont être confrontées à une taxation et des contraintes locales qui font déjà réfléchir bon nombre d'entre elles pour un retour imminent.

( Du coup, il paraît aussi que Chirac, Jospin et Sarko abandonnent la politique )  

On attend la suite avec sérénité...

                     Allez, bronzez bien, va !

01 mars 2005 :

Douche glaciale

 De quoi ?! Les mauvais chiffres montent ? Les bons ministres sortent ? Les anciens héros de gauche seraient compromis dans des malversations ? Tibéri n'a rien fait ? Y'a toujours pas de relève, et...

 Ouf, TOUT VA BIEN !

 C'est quand on annoncera l'inverse, que ça deviendra louche. On a l'habitude, eh ! On nous la fait plus.

01 février 2005 :

Fraîcheur et Glaciation

- 0.1, + 0.2, - 0.3 ...

  Le chômdu, c'est comme les températures, quoi ! Un degré de mieux en ce moment, et on fait des bonds de positive attitude. Quant à la “baisse durable du chômage”, batelée avec autant de conviction que ne le furent en leur temps “la fracture sociale” et “l'insécurité”, on l'attend comme les beaux jours... sauf que les beaux jours, eux, au moins, on peut penser qu'ils viendront sans arnaque.

01 janvier 2005 :

Année Nouvelle Pour s'Embrasser

Profitons-en, parce que bientôt, on n'en aura peut-être plus le cœur. Nos héros ont (encore) prévenu : 2005 sera l'année de la baisse du chômage ! 

  Ouaih, avec tout ce boulot qui va nous tomber sur la tête, on risque de ne même plus avoir le temps de s'aimer... C'est que, toutes ces usines délocalisées qu'il va falloir remonter quand elles vont revenir, ça vous fatigue l'âme rien que d'y penser.

01 décembre 2004 :

Affliction, Nostalgie, Platitude & Ennui...

  Vous voici envolés, vents d’émeutes passées. Nulle part la colère, nulle envie émeutière... Et la vie continue, creuse ses cimetières au rythme des renvois, des rejets, des rebuts, de ceux que l’on exclue, de... 

  Ough ! ça va pas, non ?! Réveillez-vous : le chômdu, c’est la vie ! Y’a des tas de copains à y rencontrer pour monter des tas d’affaires en or, y’a même davantage de temps qu’il n’en faut pour penser à demain ! Au boulot ! On a besoin d’idées, de blagues et de rebonds !

 C'est que... ce ne sont pas ceux qui bossent qui vont penser pour nous !

01 novembre 2004 :

Toujours libre

  Exclu cherche Exclue pour débattre inclusion. 

  Le croirez-vous ? L'auteur de votre site préféré se retrouve encore célibataire parce qu'il est toujours chômeur, et trop lucide ou pas assez malsain pour tricher.

  Allez, va, on le sait bien que vous en êtes tous là, et que vous n'osez pas le dire : envoyez-nous vos CV, on va vous marier pour emmerder ceux qui ne se rencontrent que sur leur lieu de travail !

01 octobre 2004 :

Toujours là ?

  Mais... Ma parole, vous y prenez goût, à ce site bourré d'insanités ! (voyez la dernière lettre qu'on a reçue) 

  Vous avez raison : nos insanités nous font rire et si on se marre pas entre nous, ce ne sont pas les pisse-froid de la culpabilisation du chômeur, toujours plus nombreux eux aussi, qui vont venir nous dérider cette année encore.  Vive les prochains plans sociaux (et y'en a encore un paquet de prévus) ! Plus on sera de fous...

01 septembre 2004 :

Vous voyez venir quelque chose, vous ?...

  Les bonnes vacances des uns, les ambitions politiques de la rentrée des autres, l'absence de canicule, les J.O., la reprise des profs et des petits, les chirurgiens qui grognent et qui obtiennent tout, en attendant la rituelle grogne des fonctionnaires, mais... et nous ?

Les virés à la chaîne des années plombées, vous voyez venir quelque chose (de positif) ?...

01 août 2004 :

UN PLAN DE SAUVETAGE POUR LA CHIRURGIE !

  Ouf ! Vu le nombre de chirurgiens qu'il y avait au chômage et l'état de misère avancée dans lequel vivaient ceux qui opèrent, on respire : il était plus que temps de prendre le taureau par la queue et la décadence nationale par ordre d'Urgences...

14 juillet 2004 :

LE PLAN BORLOO POUR L'EMPLOI (acte 1)

  Les chômeurs vont bientôt être obligés, après six mois d'ANPE, d’accepter n’importe quoi sous peine de radiation.

  On a une meilleure idée : Et si on obligeait les gens qui bossent à accepter tout d’un coup de quitter leur planque pour occuper n’importe quel boulot parmi ceux que l’on propose aux chômeurs, histoire de faire un peu tourner les bonnes places...

01 juillet 2004 :

LE PLAN BORLOO POUR L'EMPLOI

  Vous en penserez ce qui vous arrange mais ici, éternels défiants, on sent venir une de ces magouilles carriéristes comme on les connaît trop...

De nouvelles attentions pour les chômeurs, ce n'est jamais qu'un plan de plus pour traiter les symptômes et les conséquences d'un cancer que l'on continue à fuir. Tout cela renâcle (pour ne pas dire pue) le relent d'infantilisation, de dégradation, de culpabilisation puis, à terme, d'évacuation réactivées dont nous allons encore faire les frais pour satisfaire un électorat bancal de travailleurs patentés et aveuglés. Vous verrez...

15 juin 2004 :

LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES !

  Vous le croirez ou pas, mais les abstentionnistes ont encore gagné ! C'est-y pas scandaleux, ça ?! On devrait les obliger à aller voter, tiens, pour pas qu'ils gagnent ! C'est comme tous ceux qui s'abstiennent de travailler sans raison...

6 juin 2004 :

LA FÊTE DU GRAND DÉBARQUEMENT !

On ne pouvait pas mieux rêver (selon l'interprétation du mot "débarquement").

Des milliers de gosses sacrifiés, jetés à la mer, des villes anéanties, des milliers de familles détruites, l'orgie des forts et des chanceux sur le dos des faibles et des exclus-du-banquet...  Si ça méritait pas un bel hommage international, ça ! Je vous l'avais bien dit, que la mise au chômage était une fête...

[voir chapitre "À quand la (re)fête du chômage ?"]

1er mai 2004 :

UNEDIC : AU SECOURS, FAILLITE !

Vous allez voir qu'ils vont nous pondre un Téléthon spécial cata fainéants.

Il faut dire qu'au constat effectivement alarmant "Il y a trop de chômeurs", la logique de nos fins penseurs au pouvoir est évidemment "Virons-les !" et surtout pas "Rendons-leur un outil de travail"...

1er avril 2004 :

LA SOLUTION MIRACLE !

  ... pour trouver un boulot d'enfer, super payé et super plébiscité :

  Ne foutre strictement rien et se déclarer de l'opposition.

  Embauche immédiate. (non, ce n'est pas un poisson)

Fin mars 2004 :

GÉNIAL, LA GAUCHE REVIENT !

  ...après s'être fait virer pour immobilisme chronique, culte des sous-emplois de merde et  incompétence aggravée (logement, inégalités, Sangatte, sans-papiers, licenciements, affaires, etc.) ; après deux ans de silence total, de flatteries locales avec Sarko, et sans la moindre bribe de programme ! 

  Viva! la mémoire courte... Quel espoir, tout d'un coup !

 

ANTISOCIAL, tu gagnes en sang chaud !

   Ne plus voter, c’est refuser de continuer à légitimer une bande d’escrocs permanents dont le seul programme est la mémoire courte des votants.

  Quant aux donneurs de leçons de civisme, grands chantres de l’exclusion de masse (qui est sans doute vachement civique dans son principe), qu’ils n’oublient pas que le non-vote est déjà devenu majoritaire...

Mars 2004 :

Le chômage baisse !!!

YOUPI, la polie tique du goût vert ne ment jamais !

Ils avaient prévu de faire baisser les mauvais chiffres et de faire monter les bons, c’est gagné : quels génies !   

Personne n’aurait imaginé avant eux qu’en foutant un flic derrière chaque arbre, presque toutes les voitures allaient ralentir. Personne n’avait pensé qu’en jetant les pauvres aux oubliettes et les chômeurs au néant, il ne resterait pas plus de minables que de fainéants dans ce pays. Vite, revotons à 82% pour l’efficacité intègre, philanthrope et désintéressée  !

Février 2004 :

J'ai plus le temps de suivre !

 A peine avais-je annoncé que le logement allait devenir la première des priorités vachement urgentes du gouvernement, c'est-à-dire quelques heures après que la première des vaches de priorités fut le chômage, euh... non, les vieux, euh... le cancer, la planète qui brûle, le voile des policières, tous les chauffeurs sont des ivrognes, ou... (y'avait pas aussi une histoire de "mangez des pommes à la fracture sociale", à un moment ? Ough!...

  Voilà qu'on nous annonce brutalement qu'il y aurait tout d'un coup (sûr, que personne ne le savait depuis 10 ans) un million d'enfants pauvres en France !!! Vite ! Rentrez chez vous ! Demain, on risque de vous annoncer qu'il y a bien 6 millions de gueux au chômage et non pas trois comme le disaient les anciens chiffres truqués...

 

Le Contrat de Mission !

  ...ou le CDD à durée Indéterminée.

C’était le quart d’heure gouvernemental de la “priorité pour l’emploi”.

  Je suis prêt à vous parier mon hypothétique prochaine ASS que la priorité suivante du Gouvernement, Hé ! ça va être...  Vous ne devinez pas ?... Le Logement ! C'est fou, comme les gouvernements ont cette lucidité de “sentir” longtemps à l'avance, c'est-à-dire pile avant que tout n'explose, les problèmes prioritaires de leurs électeurs.

Janvier 2004 :

Bonne année et bon bras d'honneur ! (de la part de ceux d'en haut... qui nous ont prévenus : cette année, ça va être notre fête )

  Vous êtes prêts ?

  Non, parce qu'il vaudrait mieux, là...

2003  n'a été que l'année des licenciements en masse, mais la décadence des licenciés et de leurs prédécesseurs, c'est pour 2004...

  Raison de plus pour venir nous lire, tant qu'il vous reste encore de quoi vous payer internet.

Décembre 2003 :

Joyeux Noël, bonne année et bon bras d'honneur ! (de la part de ceux d'en haut...)

  Profitez-en, c'est le seul moment de l'année où la tolérance zéro concède un report d'audience.

  Quoi ! Vous pensiez avoir tout vu en 2003 ?!

  Hé, hé !

  Hé, hé, hé !

  Allez, va... Bon Champomy !

 

Qui a dit "rasoir" ?! 

  Il y en a qui continuent à ne penser qu'en se rasant...

  Hélas ! ceux-là ne pensent toujours qu'à nous raser, peut-être davantage au moment où ils se rincent, et ça n'a pas l'air de les égratigner.

  L'histoire ne dit pas si les candidates pensent aussi la même chose à ce moment-là.

Novembre 2003 :

Ça y est, c'est notre tour !

  Voilà qu'on nous rebassine avec l'histoire du nombre effroyable d'offres d'emplois (350.000) qui ne trouveraient pas preneur, malgré le formidable réservoir de fumistes chômeurs que nous sommes.

  Eh, ben ! vous me croirez si vous voudrez, mais : non, personne n'a encore osé lever le moindre petit ongle pour dire que ce ne sont pas des offres d'emplois mais bien des offres d'enculades que les chômistes refusent.

 

Fabuleux : la pauvreté aurait reculé !

  Beaucoup mieux qu’il y a 5 ans, il n'y aurait plus que 3.7 millions de personnes vivant aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 579 €/mois.

  Hélas, l’INSEE ne précise pas combien de millions de riches en plus, depuis 5 ans, sont montés ou ont dégringolé pile au-dessus du seuil, c’est-à-dire à 580 €/mois.

  Wough! à peine l'info passée, voilà que le Secours Catho annonce l'inverse : la pauvreté aurait vachement augmenté... Quels menteurs, ces cathos !

Octobre 2003 :

Si, si ! Il y a des manifs de chômeurs ici et là...

  Mais ce n'est pas en regardant le 20 heures que vous l'apprendrez.

  Cela dit, en 98, la poignée de chômeurs qui a fait trembler l'Europe et la muse Aubry, affolant les Assedics qui en baissèrent leurs rideaux, cette poignée-là est retournée dans le rang des pantins après avoir obtenu le miracle économique du siècle des indigents : une prime de 1000 balles à Noël ! Vous m'excuserez de la jouer maussade mais, si c'est pour refaire l'équivalent, autant regarder le 20 heures.

  Ce ne sont pas des banderoles de braillards qui veulent conserver leur droit au chômage dont on a besoin en ce moment mais d'une vraie remise en cause pour que le choix du travail devienne un droit.

  C'était l'appel du 10 octobre du Défouloir des Précaires.

 

130 000 chômeurs virés à partir de janvier.

   C’est à peu près le nombre des bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité concernés par les nouvelles mesures (de solidarité). Dans le même temps, la justice américaine ordonne à Vivendi de verser 20,5 millions d'euros à Jean-Marie Messier (par solidarité).

Septembre 2003 :

Les fonctionnaires payés au mérite !

      Au secours !...

Lorsqu’on sait que l’efficacité d’un fonctionnaire vis-à-vis du public ne se joue qu’au complexe de supériorité, au mépris, à la sanction, la radiation, la répression, la dégradation et l’exclusion, quel monde nous attend, mes pauvres amis ?!

  Bonne fin de canicule.

 

La canicule serait terminée ?!

  Pourtant le chômage continue à flamber : 2 523 000 chômeurs indemnisés au 31 juillet 2003, c’est le dernier record enregistré par l’Unedic ! (interview au Figaro-Économie)

  Rassurons-nous : le Gouvernement a un plan... Ça s’appelle le Civis, ou néo-formule des emplois-jeunes (Hi! hi!) ! Parallèlement (mais ça il ne faut pas le dire trop fort), nous battons aussi un autre record : celui des radiations (notamment pour oubli de pointage télédéclaré).

  Bonne fin de canicule.

Août 2003 :

Mortelle canicule !

  Elle aurait fait près de 10.000 victimes, essentiellement des personnes âgées, juste en pleine période de crise des retraites. Faut-il y voir un présage inquiétant pour la rentrée où le gouvernement compte prendre le taureau du chômage par les cornes ?

Juillet 2003 :

François Fillon pro-fête !

  Le ministre des Affaires sociales prévoit une stabilisation puis une baisse du chômage en France "à partir de 2004". Y'aurait donc de l'espoir ?... ou du soucis à se faire, vu les solutions jupitériennes de nos ministres pour résoudre les problèmes d'en bas ?

Juin 2003 :

L'A.N.P.E. est en grève !

  A votre avis, va-t-il y avoir davantage de chômeurs en passe de trouver un vrai boulot qui vont être lésés, ou de chômeurs en passe de se faire dégrader ou radier qui vont être sauvés ?

 

79% des jeunes Français rêveraient de devenir fonctionnaires !!!...  (sondage fin mai 2003)

  Entre la France en Révolution pour obtenir chacun sa retraite avant l'autre, et une jeunesse dont l'idéal est... le fonctionnariat ! il y a gros à parier que les chômistes en ont encore pour un certain temps à crever dans l'ombre sans retour. Avec la même logique, on devrait tous réclamer nos cartes d'invalidité.

Mai 2003 :

Bernadette C..., qui en principe n’a aucun pouvoir, obtient le passe-droit de faire accepter sur carte d’identité la photographie d’une nonne en cornette.

  Si Madame la Présidente voulait bien nous obtenir le passe-droit de poser un voile partiel sur nos CV...

C'est vrai, quoi, les passages à vide sont, pour nous, autant d'aveux indécents que ne le sont chacun de leurs cheveux pour les dévotes...

 

Michelin embaucherait 11000 personnes réparties en 600 cadres et 500 ouvriers !

  Extravagant ! Les chômeurs peuvent être rassurés sur leur promo : si la proportion fait école, plus d’un chômeur sur deux devrait désormais trouver du boulot en tant que cadre.

 

100000 offres d’emploi n’auraient pas trouvé preneurs l’an dernier !

  Sous-entendu : les chômeurs sont de fieffés fainéants, dis donc ! On devrait les...

  Mais !... et si c’était pas de la faute aux chômeurs... Si c’était l’ANPE, qu’on remettait un peu en cause pour incompétence dans la mise en corrélation des intéressés, aveuglement voire complicité dans la diffusion d’«offres» complètement cinglées, d’escroqueries notoires, de fausses propositions d’embauches, ou plus simplement pour écœurement de toute motivation chez l’individu visant seulement à gagner (au moins) un peu d’argent pour construire sa vie...

Avril 2003 :

La réforme des retraites ! Hi ! hi !

 Ben !... elle a commencé par la construction du plus vaste chantier des prisons jamais imaginé dans l’histoire des sociétés civilisées : pour y mettre les 6 millions de vieux chômeurs qui n’en auront pas, de retraite. Des fois qu’ils ramèneraient leur canne.

Mars 2003 :

Bingo !

 Il paraît que le Chef de l'État part en croisade contre le cancer...

 C'est une chance inouïe : le premier des cancers étant le chômage, tout devrait s'arranger dans l'année, vue l'efficacité du héros.

Février 2003 :

Fouillez !

 Il y a sûrement des tas de petits trucs marrants que vous n'avez pas vu. Il faut dire qu'avec le festival de bras d'honneur qui nous gouverne en ce moment, à part dans la caricature, les occasions de rigoler risquent de vous manquer pour les mois qui viennent...

 

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Nos citations d’accueil :

  

« L’histoire montre qu’à chaque époque où une partie de la société souffrait et sentait le besoin d’un changement, des associations ont devancé les réformes. »

Flora Tristan, 1834

« Celui qui, dans la vie, est parti de zéro pour n'arriver à rien, n'a de merci à dire à personne. »

Pierre Dac

« La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie. »

J. Chardonne

« La répression, comme toute forme de brutalité, a toujours été la réponse épidermique des incapables, des égocentriques et des arrivistes. »

Nanno Mellades

« Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. »

Théodore de Banville

« L’optimisme fait des imbéciles heureux. Le pessimisme, des imbéciles malheureux. »

G. Bernanos

« Lettre ouverte aux gouvernants : Faites d’abord vos preuves en matière économique, ensuite vous pourrez vous permettre de dire “Maintenant qu’on vous a rendu le droit à la dignité, au bénéfice et à l’émulation par le Travail, alors on va exiger le droit à la dignité, au bénéfice et à l’émulation par le Civisme. ” Le chemin inverse ne marche pas. »

Groupe NORED (2000)

« Le meilleur moyen d’enrayer l’hémorragie des accidents du travail est sans doute d’arrêter de travailler. Ce qui aurait malheureusement pour conséquence immédiate d’augmenter les accidents de vacances. »

Coluche

« Il serait irréaliste de croire qu’il y a un égalitarisme idéal dans les concours. Ce n’est pas vrai. »

Mazarine Pingeot, France-Inter, émission "La vie continue", 15 avril 2003 à 18h30

« Chez les hommes comme chez les bêtes, la puissance appartient aux rapaces, aux fauves et aux serpents. Les bêtes n'en abusent pas. »

M. Chapelan

« Décrocher le bac représentait à leurs yeux et à ceux de leurs parents un formidable espoir. Ils tombent donc d’autant plus haut. »

Stéphane Baud, 80% au bac… et après ?…, Paris, éd. La Découverte, 2002.

« Faute de reculer, leur chute fut commune :

Toutes deux tombèrent dans l’eau.

Cet accident n’est pas nouveau

Dans le chemin de la fortune. »

La Fontaine, Les deux chèvres

« Plus ça change, plus c'est la même chose. »

Alphonse Karr, Les Guêpes, 1849.

« Vous savez la différence qu’il y a entre le travail et le chocolat ?

C’est pas dur : le chocolat constipe et le travail fait chier. »

Coluche

« Le travail des femmes, dont personne ne conteste la légitimité ni la légalité […], n’en est pas moins facteur de chômage et de dénatalité. Plutôt que d’envoyer les femmes au travail, mieux vaut les envoyer au lit. »

Jacques Henriet (sénateur du Doubs), 1979.

« Si j'avais la main remplie de vérités, je me garderais bien de l'ouvrir. »

Fontenelle, Lettre à Helvétius, 1763.

« Le plus grand mal du chômage n’est pas d’ordre physique, mais d’ordre moral ; non pas la détresse qu’il est susceptible de provoquer, mais la haine et la peur qu’il engendre. »

Lord William Beveridge, Du travail pour tous dans une société libre, 1945.

« Il n’est pas rare qu’il manque à l’un ce que quelqu’un d’autre a en trop. »

José Hernandez, Martin Fierro, 1872.

« Le travail signifie qu’on fait ce qui est nécessaire et pas seulement ce qu’on désire faire. »

Lord William Beveridge, Du travail pour tous dans une société libre, 1945.

« Il est au moins aussi important de rendre les hommes meilleurs que de les rendre moins ignorants. »

Diderot

« La misère n’est sinistre que parce qu’elle n’est pas générale. »

Louis Scutenaire, Mes inscriptions, in Bussy, 1905.

« Ils veulent être libres, ils ne savent pas être justes. »

L’abbé Siéyès, 1789.

« Quand on commence à se dire qu’il n’est jamais trop tard, c’est qu’il est déjà extrêmement tard. »

Nanno Mellades

« Le travail fatigue même les ânes. »

Mateo Aleman, Guzman d’Alfaranche, 1599.

« L’avenir, toujours aussi sombre que l’affreux nuage dont il est couvert, ressemble à ces hommes d’État, qui vieillissent dans la frivolité des promesses & n’en tiennent aucune. »

Henri-Joseph Du Laurens, L’Antipapisme révélé, 1767.

« Chômons, c'est un métier qu'il veut nous faire apprendre.

Ainsi dit, ainsi fait. Les mains cessent de prendre,

Les bras d'agir, les jambes de marcher. »

La Fontaine, Les membres et l’estomac, III, 2.

« Il est des gens qui préfèrent les coups de fouets à la délicatesse des plus doux attouchements : tout est Art ou Science parmi les hommes. »

Henri-Joseph Du Laurens, L’Antipapisme révélé, 1767.

« J’ai encore reçu une convoc à l’ANPE. pour des stages à la con... Beurk ! j’suis malade rien que de penser que je dois y retourner, dans ce lieu qui me fout la gerbe. »

Une fidèle correspondante, sept. 2003

« Si l'Église me donnait un peu de son bien, je travaillerais pour elle ; mais le faire pour rien, je ne dois point être plus généreux que le Curé de ma paroisse. »

Henri-Joseph Du Laurens, Imirce, “Mon éducation et celle de ma cousine”, 1765

 « Le vaste savoir de mon cher Maître lui a fait connaître que l’homme en société est tyran ou esclave, et toujours méchant. »

Henri-Joseph Du Laurens, Le Compère Mathieu, II, 10, 1766

« La profondeur devient le seul but de l’homme qui creuse. »

Françoise Mallet-Jorris, Le jeu du souterrain, 1973.

« Ils sont trop heureux, ils ne peuvent être coupables. »

Loaisel de Tréogate, La comtesse d’Alibre

« Le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. »

Alain, Propos sur les pouvoirs, “Le chef méchant par nature”, 10 décembre 1935

« Ah ! qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de nous ! »

J. Barbier, M. Carré et V. Massé, Galathée, Opéra comique en 2 actes, 1852

« Si ceux qui ont envie de se suicider trouvaient le moyen de se faire zigouiller par des serial killers, ils obtiendraient le même résultat en rendant service, et il y aurait moins de victimes. Encore un projet pour l’ANPE. »

Jean Yanne, Je suis un être exquis, 2001

« Pour pouvoir nourrir et faire soigner ses enfants, Tamarla était obligée de participer au programme "Aide sociale contre Travail" [USA]. Ce programme parvint à exclure tant de pauvres de l'aide sociale, que son fondateur, Gerald Miller, fut ensuite embauché par l'entreprise la plus sollicitée par les États de ce pays, pour privatiser leur système d'aide sociale. »

Michael Moore, film-reportage sur le libéralisme débilisant aux US :  Bowling for Columbine, 2002

« Une erreur ne devient pas vérité parce que tout le monde y croit ! »

Gandhi

« La société parfaite serait celle où la possibilité de la réalisation de soi serait offerte à tous les individus »

Abraham Maslow

« L’ironie verbale n’est pas l’outil du terrassier qui pose les fondations mais celui du sapeur qui mine les bases. »

Pierre Schoentjes, Poétique de l’Ironie, 2001

« Admettant donc que les véritables chefs se choisissent eux-mêmes, et se font connaître par l’exercice de la puissance, il faut dire que le caractère à quoi on les reconnaît est une sorte de méchanceté pure. »

Alain, Propos sur les pouvoirs, “Le chef méchant par nature”, 10 décembre 1935

« Ce n’est pas une petite ressource que la mauvaise humeur ; et c’est sans doute pour cela que les bilieux conviennent pour la politique ; ils sont craints, et, chose singulière, ils sont aimés dès qu’ils ne font pas tout le mal possible ; un sourire de leur part, un compliment, un mouvement de bienveillance sont reçus comme des grâces. »

Alain, Propos sur les pouvoirs, “Le chef méchant par nature”, 15 octobre 1911

« Je ne veux pas voir les pauvres secourus, je veux la misère supprimée »

Victor Hugo

« Si les ressources n’existaient pas, il faudrait aviser par tous les moyens à ce qu’on ne laissât pas les pauvres dans le dénuement. Les riches, en subvenant alors aux besoins des pauvres, ne serviraient pas seulement la justice mais aussi leur intérêt car priver une partie des citoyens du nécessaire, c’est mal disposer bon nombre de gens pour l’intérêt public. »

Démosthène, Philippiques, IV, 341 av. J.-C.

« Si les élections changeaient quoi que ce soit, ça fait longtemps qu'elles seraient interdites. »

Dérec (qui l'a sans doute piqué à quelqu'un d'autre), Émission On a tout essayé, 17 03 2004

« Les hommes doivent peut-être se contenter de leur sort ; souffrir les inconvénients des gouvernements, comme ceux des climats, & supporter ce qu'ils ne peuvent pas changer. »

Diderot & d’Alembert, article “Tyrannie”, L’Encyclopédie, 1751-1765.

« Le peuple qui admire tout ce qu'il n'entend pas, croit toujours que celui qui parle le plus & le moins naturellement est le plus habile. »

Diderot & d’Alembert, article “Autorité”, L’Encyclopédie, 1751-1765.

« Il y a quand même une Logique fondamentale bafouée avec un aplomb qui laisse perplexe sur l'humain : lorsqu'on manque de bouffe sur la table pour nourrir tous les membres de la famille, est-ce que l'on exclue du repas 20% des membres de ladite famille en les culpabilisant de ne pas vouloir manger et en niant le manque de bouffe pendant que les autres s’en mettent plein la gueule, ou bien est-ce qu'on réduit de 20% la ration de chacun en retroussant ses manches pour que tout rentre dans l'ordre ? »

Votre serviteur, Le Défouloir des Précaires, 2004.

« L’amour ne fait pas partie de cette forme ridicule du destin qu’on appelle la carrière, et encore moins de cette forme ridicule de la carrière qu’on appelle le curriculum vitæ. [...] Et pourtant, c’est la chose du monde la plus importante et la plus grave ! Le plus important dans la vie d’un homme, ce ne sont pas les classes successives de son avancement dans le “tableau”, ce sont les maîtresses qu’il a eues : il est étonnant et paradoxal que ce soit la seule chose dont le curriculum ne parle pas ! »

Vladimir Jankélévitch, L’aventure, l’ennui, le sérieux, 1763.

« Arbeit macht frei » [Le travail rend libre]

Inscription à l'entrée des camps nazis

« Mieux vaut gagner de l’argent en faisant travailler les autres pour rien, que de travailler soi-même pour ne rien gagner. »

La Bible du Medef, 2004

« La “société du travail” de Jospin a deux slogans : travailleurs, craignez le chômage et fermez vos gueules ! Chômeurs, humiliez-vous pour mendier un emploi que vous n'aurez pas ! »

Chômeurs et actifs à l'Assemblée de Jussieu. (1998)

« L'amour du travail bien fait et le goût de la promotion dans le travail sont aujourd'hui la marque indélébile de la veulerie et de la soumission la plus stupide. »

Raoul Vaneigem, Traité du savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)

« Tout ce qu’il faut pour que le mal triomphe, c’est que les braves gens ne fassent rien. »

Edmund Burke (1729-1797)

« Les récents textes sécuritaires s’articulent donc dans une vision cohérente de l’organisation sociale, dont l’objet est de séparer les populations utiles (électeurs, salariés), des populations inutiles (chômeurs, délinquants, immigrés). [...] La seule alternative qui s'offre à l'actuel gouvernement est d'appliquer un traitement pénal de masse à ces populations désormais au chômage pour lesquelles il n'est plus possible de monter dans l'ascenseur social, et qui ne peuvent même plus prétendre à la condition ouvrière de leurs parents. »

Évelyne Sire-Marin (Magistrat), A quoi servent les lois sécuritaires ?, Copernic Flash, Mai 2004.

« La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »

Charles De Gaulle

« L'organisation du travail et l'organisation des loisirs referment les ciseaux castrateurs chargés d'améliorer la race des chiens soumis. »

Raoul VANEIGEM, Traité du savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967)

« Les peuples ont besoin d’un grand singe pour les diriger. Un homme normal, un homme qui ne s’adresse pas à des demeurés, qui n’exagère pas ses mimiques et ses tics déjà composés, qui expose son point de vue en des termes compréhensibles et qui ne ment pas ouvertement et avec aplomb, n’a aucune chance d’être élu. Sans doute les peuples ont-ils besoin de se rassurer. »

Nanno Mellades, 1970.

« Pourquoi donc Caton, Brutus, Cassius, Antoine, Othon, et tant d’autres, se sont-ils tués si résolument, et que nos chefs de parti se sont laissé pendre, ou bien ont laissé languir leur misérable vieillesse dans une prison ? »

Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764

« La décadence d'une société commence quand l'homme se demande “que va-t-il arriver?” au lieu de se demander “que puis-je faire?” »

Denis de Rougemont (1906-1985)

« Voulez-vous, me disait-elle, vivre heureux sur la terre, mentez autant que les forces humaines pourront vous le permettre ; c’est par là que vous plairez sûrement aux hommes. Un de mes amants fut longtemps méprisé de ses semblables parce qu’il était vrai ; il essaie de leur plaire, il mentit et le premier mensonge lui procura vingt amis, deux maîtresses et mille hommages de la bonne compagnie, dont il était la veille la bête noire et le fléau.

Tant que vous rencontrerez des hommes, ne dites jamais un mot de Vérité ; ne parlez le langage de cette vertu qu’avec votre perroquet ; et encore, prenez garde, si les mouchards de la police vous entendent, vous êtes perdu. »

Henri-Joseph Du Laurens, “Les mauvais raisonnements de ma grand-mère”, in Les Abus, 1765/67

« Quand mes idées seraient mauvaises, si j’en fais naître de bonnes à d’autres, je n’aurai pas tout à fait perdu mon temps. »

Rousseau, Préface de l’Émile

« LHomme est un être de désir. Le travail ne peut quassouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »

Henri LABORIT, Éloge de la fuite

« Ceux à qui il manque assez d'étendue dans l'esprit pour penser eux-mêmes, se contentent des pensées d'autrui, & comptent les suffrages. »

Diderot & d’Alembert, article “Autorité”, L’Encyclopédie, 1751-1765.

« Le travail, c'est bon pour ceux qui n'ont rien à faire. »

Léo Campion

« A Lyon, au XVIIIe siècle, on voit naître une contestation sociale de type moderne. Les ouvrier de la soie ne se révoltent pas dans les temps de disette ou de chômage. Leurs mouvements concertés, particulièrement en 1744 et 1786, se produisent dans les périodes de travail assuré et de relative prospérité durant lesquelles leur subsistance et celle de leurs familles ne sont pas menacées. »

Jean Delumeau, La peur en Occident, 1978

« Un homme simple qui n'a que la vérité à dire est regardé comme le perturbateur du plaisir public. On le fuit, parce qu'il ne plaît point ; on fuit la vérité qu'il annonce, parce qu'elle est amère ; on fuit la sincérité dont il fait profession parce qu'elle ne porte que des fruits sauvages ; on la redoute, parce qu'elle humilie, parce qu'elle révolte l'orgueil, qui est la plus chère des passions, parce qu'elle est un peintre fidèle, qui nous fait voir aussi difformes que nous le sommes.

Il ne faut donc pas s'étonner si elle est si rare : elle est chassée, elle est proscrite partout. Chose merveilleuse ! elle trouve à peine un asile dans le sein de l'amitié. »

Montesquieu, Éloge de la sincérité, I, 1717

« Que votre Majesté me permette de percer la foule des flatteurs qui l’environnent, pour porter aux pieds de son Trône la Vérité. »

La Beaumelle, L’asiatique tolérant, 1748

« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. »

Sénèque

« C’est une étrange rage que celle de quelques messieurs qui veulent absolument que nous soyons misérables. Je n’aime point un charlatan qui veut me faire accroire que je suis malade pour me vendre ses pilules. »

Voltaire, Correspondance, “À M. de S’Gravesande”, 1er juin 1741

« La rapacité secondée de l’artifice et du mensonge, est presque le seul moyen d’enrichissement qui soit usité de nos jours. »

Joachim Faiguet de Villeneuve,

L'économe politique : projet pour enrichir et perfectionner l'espèce humaine, 1763

« Quand le travailleur s'endort

il est bercé par l'insomnie

et quand son réveil le réveille

il trouve chaque jour devant son lit

la sale gueule du travail

qui ricane qui se fout de lui »

Jacques PREVERT, “Le paysage changeur ”, Paroles.

« Si l’univers physique est soumis aux lois du mouvement, l’univers moral ne l’est pas moins à celle de l’intérêt. L’intérêt est, sur la terre, le puissant enchanteur qui change aux yeux de toutes les créatures la forme de tous les objets. »

Helvétius, De l’esprit, II, 2, 1758.

« Depuis 1814, les hommes venus au pouvoir avaient aggravé la corruption et la misère morale du pays en essayant de refouler le flot qui menait à l’avenir. »

Philarète Chasles, Mémoires, I, 1876.

« Il n'y a que ceux qui rêvent qui peuvent espérer se réveiller. »

Seumas O’kelly, La tombe du tisserand, 1875-1918.

« Tous les avantages de la société ne sont-ils pas pour les puissants et les riches ? Tous les emplois lucratifs ne sont-ils pas remplis par eux seuls ? Toutes les grâces, toutes les exemptions ne leur sont-elles pas réservées ? Et l’autorité publique n’est-elle pas toute en leur faveur ? […] Que le tableau du pauvre est différent ! plus l’humanité lui doit, plus la société lui refuse : toutes les portes lui sont fermées, même quand il a droit de les faire ouvrir ; et si quelquefois il obtient justice, c’est avec plus de peine qu’un autre n’obtiendrait grâce »

 Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’économie politique, 1755. 

 

 

 

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